Archive | janvier, 2015

UpGraduate, l’appli qui promeut le CPF – Les échos –

31 Jan
Alors que le compte personnel de formation entre en vigueur, deux start-uppers, Arnaud et Guillaume Blachon, proposent aux DRH une appli pour se repérer dans le dédale des formations.

Cela s’appelle de l’à-propos. Alors que les directeurs des ressources humaines ignorent encore comment tirer profit du compte personnel de formation, deux frères issus du numérique, Arnaud et Guillaume Blachon, 24 et 26 ans, lancent une appli qui lui est dédiée. UpGraduate met à la disposition des services RH un catalogue quasi encyclopédique intégrant à la fois les sessions « maison » et l’ensemble des formations « diplômantes et certifiantes », seules éligibles pour utiliser les heures du CPF. Celles-ci seront identifiées par un tag, du moins dès que les branches auront (enfin) publié, par secteurs, la liste des formations reconnues….

Ultra-ambitieux, cet « Upstore » devrait, selon Arnaud Blachon, améliorer la transparence sur les offres : « Depuis 1946, l’Etat est le seul garant de la formation. Il contrôle une bonne part du marché, alors que celui-ci reste fragmenté et illisible. »

Considérer la formation comme un investissement

Par souci d’efficacité, les entreprises ont tendance à recourir toujours aux mêmes prestataires pour des modules récurrents : comment réussir un entretien d’embauche ? conduire une réunion efficace ? mener une négociation commerciale ? etc. Sans forcément les envisager comme un parcours avec un objectif à terme. Or, via la plate-forme, il sera possible pour tout DRH de créer des parcours de formation par type de fonction et surtout par entité. « Il est urgent de rénover l’image de la formation. Vue comme une taxe par l’entreprise, elle n’est pas considérée comme un investissement susceptible de produire un ROI », regrette Arnaud Blachon, qui a justement mis le pied dans ce secteur en popularisant les cours massifs en ligne.« Les MOOC, l’e-learning et la vidéo vont permettre de répondre aux contraintes de temps et d’organisation des collaborateurs », se convainc cet ancien élève de l’Epitech.

Pour intéresser tous les acteurs de l’entreprise au développement des compétences, UpGraduate sera également accessible aux managers. Si toutefois l’entreprise leur autorise l’accès… A charge pour eux de concevoir leurs programmes à destination de leurs propres équipes en piochant auprès des stores privés et publics, ainsi que des organismes partenaires (Grenoble Ecole de management, Ionis Group, Learn Assembly, etc.). Autre atout souligné auprès de l’encadrement : le suivi des apprentissages des salariés via les data récoltées, qui devrait permettre d’estimer le retour sur investissement.

Le soutien de Xavier Fontanet

Cette « proposition de soutien organisationnel » a pour l’heure séduit une personnalité de poids, comme Xavier Fontanet, ex-PDG d’Essilor. Très concerné par les questions de management des talents, il signe d’ailleurs un MOOC sur la stratégie d’entreprise spécialement conçu pour UpGraduate. Intitulé du cours : « Tous les employés doivent connaître la stratégie de leur entreprise, pas seulement le management. » Pour ce qui est de la qualité générale des contenus, la solution mise à terme sur le système de notation des salariés, qui éliminera naturellement les canards boiteux parmi les quelque 50.000 prestataires…

Depuis la création de la start-up à l’été dernier, ses premiers clients sont évidemment les organismes de formation, dont la jeune pousse a digitalisé bon nombre de contenus. D’ores et déjà, les entreprises clientes bénéficient des mêmes services, l’objectif étant d’inciter l’apprentissage quel que soit le navigateur (PC/MAC, tablette ou smartphone) et, pourquoi pas, hors du temps de travail… L’une des filiales de la SNCF s’intéresse de près à la plate-forme, qui propose par ailleurs la prise en charge de l’administration globale de la formation (demandes, validations, factures, etc.), complexe, chronophage et coûteuse.

Pour l’heure, l’appli est mal vue des responsables formation, qui craignent pour leur métier. Cette solution, pourtant, ne remplace ni la réflexion sur les parcours de carrière, ni l’appréciation des prestataires, ni surtout l’évaluation à froid des connaissances acquises. Autant d’estimations négligées jusqu’ici par les services RH.

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Le livre « Pourquoi pas nous ?  » a reçu le prix du meilleur livre d’économie financière.

31 Jan

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Ecologie de l’entreprise – édito aux Échos

29 Jan

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J‘aime bien les petites fleurs, mais je déteste les grands arbres. » Curieux, non ? C’est pourtant ce que disent beaucoup de nos politiques et de nos compatriotes quand ils parlent des entreprises. Erreur ! Les petites ont besoin des grandes, et réciproquement. D’abord, les petites entreprises qui se développent ont des résultats inférieurs à leurs investissements ; il faut donc y injecter de l’argent et cet argent ne peut venir (vu les finances de l’Etat !) que des actionnaires d’entreprises arrivées à maturité, dont les résultats sont supérieurs à l’investissement. Ensuite, la montée des jeunes a toujours pour origine la chute des anciennes, avec pour effet un progrès de l’ensemble : le brassage constant des entreprises, c’est la vigueur de l’économie. La SNCF s’efface dans les domaines où Blablacar est plus efficace. Les choses sont donc bien faites : les petites embauchent et ont besoin de cash, les grandes n’embauchent pas, voire débauchent, mais génèrent des dividendes qui peuvent aller chez les petites. Il n’y a donc pas les gentilles petites entreprises d’un côté et les grands méchants groupes de l’autre. Toutes font partie d’un écosystème qui croîtra d’autant plus que les ressources humaines et financières pourront passer facilement des unes aux autres. Il faut un marché du travail fluide, couplé avec un bon système éducatif, et surtout l’idée qu’un changement (voulu par le consommateur que nous sommes) est (pour le producteur que nous sommes aussi !) une opportunité de progresser. Si on ne veut pas priver le système de ressources, la modération fiscale est impérative, aussi bien vis-à-vis de l’entreprise que de ses investisseurs. Nous avons besoin de petites et de grandes entreprises, et l’harmonie de notre société dépend de leur prospérité. Il faut donc les aimer et les encourager comme ses propres enfants.

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Un article intéressant à lire dans Valeurs Actuelles

24 Jan

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La sphère publique, par son poids excessif, étouffe les entreprises- interview Capital.fr

23 Jan

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Il y a quelques jours, le gouvernement s’est félicité que le déficit du budget de l’Etat en 2014, à 85,6 milliards d’euros, était ressorti à 3,4 milliards d’euros de moins que prévu dans la loi de finances rectificative. En réalité, le déficit a surtout augmenté de 10,7 milliards par rapport à 2013, venant encore aggraver la dette de la France.

Pour analyser la situation et comprendre comment la France peut sortir du cercle vicieux de la dette, Capital.fr a interrogé Xavier Fontanet, ancien PDG d’Essilor, aujourd’hui professeur de stratégie à HEC. Dans son livre « Pourquoi pas nous », ce capitaine d’industrie estime que la lourdeur de l’Etat bloque les performances de notre pays et il propose des solutions en s’inspirant de pays qui ont réussi à se réformer.

Capital.fr : Le déficit budgétaire est ressorti meilleur que prévu, à hauteur de 3,4 milliards par rapport à la loi de finances, est-ce une bonne nouvelle ?

Xavier Fontanet : On finit par ne plus savoir quels sont les chiffres tellement il y a eu de déclarations contradictoires. Le déficit, au bout du bout, est au dessus de l’an dernier, au dessus du budget et pas brillant surtout par rapport à ceux de nos voisins. Pas de quoi être fier ! L’épouvantable pression fiscale imposée aux créateurs de richesse est une injustice doublée d’une triple erreur. On plie l’économie, on fait décroître le PIB marchand et on continue d’accepter de faire monter la dette.

Capital.fr : Les dépenses de l’Etat ont tout de même baissé de 3,3 milliards par rapport à 2013, est-ce suffisant ?

Xavier Fontanet : L’Etat, c’est un tiers de la sphère publique qui, elle, a monté de 0,8%. Les régions et la sphère sociale continuent à coûter plus cher. Si l’on veut regarder les choses honnêtement, il faut prendre en compte l’ensemble des dépenses.

Capital.fr : Dans votre livre, vous dîtes que l’Etat est comme un « jockey trop lourd sur son cheval », pourriez-vous expliquer cette image ?

Xavier Fontanet : Comparez France et Allemagne, qui sont deux pays de taille voisine avec des Etats construits de la même manière, l’écart est énorme. La sphère publique française pèse 57% du PIB, l’allemande moins de 45%. On voit 12 points d’écart. Or pas du tout. Si l’on considère que la sphère publique est le jockey, la sphère privée française pèse alors 43%, ce qui donne un jockey 32% plus lourd que son cheval. Alors qu’en Allemagne, le jockey est 18% plus léger que son cheval. Notre jockey est donc 61% plus lourd que son collègue allemand ! Comment voulez-vous gagner la course dans de telles conditions ? La sphère publique par son poids esquinte l’économie, tous nos voisins passent leur temps à l’expliquer à notre gouvernement. Ils ont raison et sont légitimes car bon nombre d’entre eux sont passés par la réforme et en voient les bienfaits en ce moment sur le chômage.

Capital.fr : Vous citez aussi des pays qui étaient au bord du gouffre et qui ont su changer leur destin… De quelles façons ?

Xavier Fontanet : Il y a eu d’abord une prise de conscience des politiques que cela ne peut pas continuer avec une dette qui avoisine le PIB, soit 2 fois le budget. Le constat dans les cas que j’ai présentés (Allemagne, Canada, Nouvelle-Zélande) a toujours été le même. La sphère publique étouffait les entreprises et les empêchait de se développer. Dans les trois cas, ils lui ont fait perdre 10 à 15% de son poids dans le PIB, c’est à dire une baisse de l’ordre de 250 milliards à notre échelle. Les politiques ont été capables de traduire tout cela en décisions concrètes que la population a compris et accepté. Le Canada s’est surtout attaqué au coût de l’Etat, l’Allemagne a principalement réformé le marché du travail et repoussé l’âge de la retraite à 67 ans, tandis que la Nouvelle-Zélande a choisi la capitalisation (NDLR : pour les retraites) et confié la santé à des assurances privées mises en concurrence. Des expériences concluantes dont on ferait bien de s’inspirer.

Capital.fr : Quelles sont les réformes à mener pour désendetter la France et faire revenir la croissance ?

Xavier Fontanet : Dans le cas de la France, il faudrait agir dans tous les domaines mais il y a deux énormes sources d’économie. D’abord passer au système de retraite par capitalisation permettrait d’économiser au moins 100 milliards d’euros en année de croisière et repenser la régionalisation. Celle-ci n’en n’a pas été une puisque l’Etat est resté régalien, on a simplement rajouté un gigantesque doublon qui coûte peut-être 100 autres milliards d’euros. Si l’on regarde les choses en face, ce n’est pas si difficile de gagner 250 milliards, c’est à dire remettre notre sphère publique à 45% du PIB.

Capital.fr : Ces réformes ne vont-elles pas susciter la révolte de la part de la population ?

Xavier Fontanet : L’expérience montre que quand les réformes sont comprises, les citoyens, qui sont intelligents, accompagnent le mouvement. Si par contre, on tergiverse, le risque est de de se voir se faire imposer les réformes par les créditeurs de politiques très brutales, comme en Grèce, et la population souffrira. Ecoutons Schroeder quand il dit « soit nous nous modernisons en conservant comme cadre l’économie sociale de marché, soit la modernisation nous sera imposée par les forces irrésistibles du marché qui, elles, ne tiendront pas compte de la dimension sociale. »

Propos recueillis par Jonathan Chelet

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Un article intéressant à lire dans Management

23 Jan

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