Archive | avril, 2015

Intervention à l’INSEAD

28 Avr

Les Jeudis de la stratégie – 3ème édition

22 Avr

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Xavier Fontanet : « il faut mettre l’État au régime jockey ! », article paru dans Contrepoints

20 Avr

contrepoints

Xavier Fontanet, ancien PDG du groupe Essilor, membre du conseil d’administration du groupe L’Oréal et de Schneider Electric, dénonce le poids croissant de la sphère publique et propose de supprimer les subventions aux entreprises ainsi que les impôts servant à les financer.

Propos recueillis par Didier Laurens

Xavier Fontanet : « il faut mettre l’État au régime jockey ! »

Publié le 19 avril 2015

Xavier Fontanet, ancien PDG du groupe Essilor, membre du conseil d’administration du groupe L’Oréal et de Schneider Electric, dénonce le poids croissant de la sphère publique et propose de supprimer les subventions aux entreprises ainsi que les impôts servant à les financer.

Propos recueillis par Didier Laurens

Fontanet-Credits Contribuables associésDans un récent rapport, l’ex-ministre socialiste Jean-Jack Queyranne estime que les aides aux entreprises (110 milliards d’euros par an) représentent un coût exorbitant pour les contribuables. Partagez-vous cet avis ?

Xavier Fontanet : Votre question me rappelle une parabole de Bastiat ; elle évoquait un docteur disant à son patient : « Cher Monsieur, je vous trouve bien pâle, vous manquez de sang ; je vais vous en injecter dans le bras gauche, mais il faudra bien que je le prenne quelque part ; ce sera dans le bras droit et, comme il faut bien vivre, j’en prendrai aussi un peu pour moi au passage ». Tout le monde comprendra que plus on injectera de sang, plus, finalement, on en soutirera. La bonne décision est de changer de traitement.

Que préconisez-vous ?

Je pense qu’il faut supprimer les aides aux entreprises et les impôts qui servent à les financer. Une aide, on la voit, parce que celui qui l’a donnée (administration ou homme politique) plastronne grâce à elle. Ce qu’on ne voit pas, c’est l’impôt qui se cache derrière. Cet impôt veut dire une dépense ou un investissement empêché. Il provoque un sentiment de spoliation et de découragement chez ceux qui sont excessivement taxés. Il faut toujours penser au revers de la médaille ; l’aide ne tombe pas du ciel ; on déshabille Paul pour habiller Jacques. L’État-Providence est une fiction qui, à long terme, détruit la société.

Les niches fiscales s’apparentent à des aides sectorielles aux entreprises. Faut-il les supprimer ?

Supprimer les niches certes ! Mais il faut réduire ailleurs, d’un même montant, l’impôt ; sinon… c’est une façon de faire monter les impôts.

Que pensez-vous des 21 milliards d’aides consenties au nom du crédit d’impôt recherche ?

C’est bien, mais il faut prendre un peu de recul. Depuis dix ans, les impôts en France ont explosé et sont devenus beaucoup plus élevés qu’ailleurs. Pour moi, la mission Pébereau constitue un bon repère. À l’époque (2007), la sphère publique représentait 52% du PIB ; la mission recommandait de descendre rapidement sous les 50%. La France a fait le contraire. La sphère publique est aujourd’hui à 57% du PIB. Ce qui fait… 100 milliards d’impôts en plus. Une paille ! L’INSEE ne communique plus sur le PIB marchand (le PIB de la sphère privée), c’est bien dommage, car il décroît depuis 2007. On ne s’en vante pas. Depuis 2007 le PIB a crû de 100 milliards et la dette de l’État de 500 milliards. Cela démontre, qu’au-delà d’une certaine limite, l’impôt écrase l’économie et fait exploser l’endettement. Quand il y a un tel ratio entre croissance et investissement c’est que quelque chose ne va pas ! Le crédit impôt recherche n’est qu’une modeste et insuffisante correction de cette monstrueuse erreur.

Estimez-vous que les aides au Centre national du cinéma (CNC) doivent être réduites ?

Les vrais génies éclosent tout seuls, surtout aujourd’hui où la mondialisation fournit un levier dès que le talent est là. Est-ce que Mozart est devenu Mozart à cause des aides qu’il aurait reçues ? En cette période où l’argent est rare, l’ensemble du budget de la culture devrait être remis à plat. Et ce n’est pas ce qui se passe avec les intermittents qui me pousse à changer d’avis…

Faut-il, malgré tout, sauver certaines subventions aux entreprises ? En fusionner d’autres ?

Laissez-moi élargir la question. La montée des subventions, c’est la montée de l’État dans l’économie. Elle est effarante depuis la mort de Pompidou (1974). On oublie de dire que de 1945 à 1973 la dette et la part de l’État dans l’économie ont décru. C’est sous Valéry Giscard d’Estaing que la tendance s’est inversée. Il suffit de regarder les chiffres. En quarante ans, la part de l’État est passée de 27% à 57% et elle tend vers 58%. Comme cette augmentation s’est étalée dans le temps, on ne s’est rendu compte de rien.

Quelles sont les conséquences de cette hypertrophie étatique sur la sphère économique ?

La croissance est en panne et les entreprises sont moins rentables en France qu’ailleurs. Par ailleurs, bien qu’on en parle peu, les investissements étrangers en France chutent. Les entreprises présentes dans différents pays passent leur temps à expliquer qu’il est très difficile de travailler en France. Personne ne les écoute. Ici le profit est mal vu par les politiques. Aucun ne dira comme Schröder, au début des années 2000, qu’il est favorable au profit et qu’il faut le restaurer. Tant que l’on ne fera pas un diagnostic correct de la situation, la croissance ne reviendra pas, quels que soient la conjoncture, et les mots avec lesquels on maquille les discours officiels.

Selon vous, il faut mettre l’État au régime jockey : comment faut-il procéder ?

Le fait nouveau, c’est que la concurrence mondiale affecte désormais toutes les entreprises. Il y a quarante ans, seuls les grands groupes étaient mondialisés ; aujourd’hui, même la restauration est le théâtre de luttes entre chaînes internationales. Ceci pose un problème tout à fait inédit auquel nos politiques n’avaient pas pensé : le coût de notre sphère publique entre dans les prix de revient de nos entreprises. Elle est trop chère et elle les handicape.

Comparons la France et l’Allemagne ; ce sont deux pays qui ont presque la même taille et la même sphère publique (régalien, social, régions). Outre-Rhin, l’appareil d’État pèse moins de 45% du PIB contre plus de 57% en France. Ici, la sphère publique (le jockey) pèse 30% de plus que son cheval (57/43 = 1,32), un ratio beaucoup plus élevé qu’en Allemagne (45/55 = 0,8). Le jour où le Prix de l’Arc de Triomphe sera gagné par un jockey affichant un surpoids de 50%, vous me passerez un petit coup de fil…

Avez-vous eu le sentiment d’échapper à l’emprise de l’État français en vous développant à l’étranger ?

Lorsque les entreprises se développent à l’étranger c’est d’abord pour viser des positions mondiales et non pour échapper à une emprise, même si je vois, en tant que professeur, de plus en plus de jeunes quitter le pays parce qu’ils pensent que c’est plus facile d’entreprendre ailleurs qu’ici. Travailler à l’étranger est plus facile, car le droit du travail est moins compliqué, les impôts et charges plus bas, la sphère publique et la bureaucratie plus légères. Il faut que nos hommes politiques voyagent davantage, écoutent les entrepreneurs et passent des bonnes paroles aux actes. Malgré toutes ces contraintes, de jeunes entrepreneurs continuent à se battre. Ils sont admirables et leur énergie est exemplaire : imaginez la situation si le terrain était plus favorable en France !

xavier fontanetDans votre dernier ouvrage, Pourquoi pas nous ?, vous présentez certains pays qui sont parvenus à économiser sur la sphère publique. Quels sont les meilleurs élèves ?

En 10 à 15 ans, Canada, Nouvelle-Zélande et Allemagne sont parvenus à réduire de 10 à 15% le poids de leur sphère publique. Cette cure minceur a fait repartir les économies en réduisant la dette publique. C’est un chemin que la France a refusé de prendre. Résultat, la sphère publique pèse aujourd’hui 1150 milliards : 380 pour la partie régalienne, 640 pour le social et 130 pour les régions. Nous devons réagir. Gagner 20% en réduisant la voilure d’une administration qui ne s’est pas remise en cause depuis 40 ans n’est pas une tâche impossible.

Comment les pays que vous citez ont-ils fait pour diminuer la dépense publique?

Les efforts du Canada ont notamment porté sur les charges régaliennes de l’État. L’Allemagne a réformé son modèle social, en particulier en ce qui touche son marché du travail. Pour sa part, la Nouvelle-Zélande a brillamment réussi son passage vers la retraite par capitalisation. Si, en 1983, François Mitterrand avait pris la même décision que la Nouvelle-Zélande, les retraites nous coûteraient 120 milliards de moins. Au lieu de ça, il a lancé la régionalisation qui a généré 100 milliards de dépenses publiques en doublon !

Pourquoi la France ne parvient-elle pas à se réformer ?

Notamment, parce que nous manquons de politiques qui tapent du poing sur la table comme l’ont fait Roger Douglas en Nouvelle Zélande, Gerhard Schröder en Allemagne ou Jean Chrétien au Canada. Les prochaines échéances électorales vont être un moment crucial. Espérons que la campagne permettra de faire un diagnostic économique et de jeter les fondements de la politique à mener en faveur des entreprises.

Si vous étiez ministre des Finances, quelle mesure prendriez-vous prioritairement pour relancer la croissance ?

Je proposerais par référendum une évolution de la Constitution, afin de lancer une vraie régionalisation et de faire évoluer certains statuts. Je mettrais en place six vice-premiers ministres afin de travailler dans les domaines où les réformes ne peuvent plus attendre : Constitution, régalien, marché de l’emploi, santé, retraites et régionalisation. Nous pourrions alors mener quatre ou cinq réformes de front afin de parvenir à 25 milliards d’économies par an sur une décennie.

Selon vous, faut-il transférer les compétences de développement économique des collectivités territoriales aux régions ?

J’ai envie de vous répondre en vous parlant de la Suisse. À mon avis, c’est l’un des pays les plus compétitifs au monde et son organisation territoriale devrait servir d’exemple. La Constitution suisse donne au niveau fédéral la responsabilité de l’armée, des affaires étrangères et de la monnaie. Tout le reste est décentralisé au niveau de cantons dont la taille représente à peu près 60% d’un département français. Résultat, sur une longue période, les coûts de l’État régalien sont de 20 à 25% moins élevés en Suisse qu’en France. Le résultat de cette gestion saine et décentralisée, c’est une prospérité qui se traduit par un PIB par tête deux fois plus élevé que le nôtre.

Comment redonner l’espoir aux Français ?

La mondialisation ouvre une aventure extraordinaire pour les Français, qui sont talentueux comme le prouvent les succès de nos médecins, de nos écrivains, de nos sportifs et de nos entrepreneurs. Il faut affirmer, urbi et orbi, que l’ouverture au monde est positive. Nous devrons ensuite réduire le poids de la sphère publique qui étouffe les entrepreneurs et redéfinir le rôle de l’État. Son rôle est de fournir le cadre permettant aux initiatives de se développer, pas d’être le moteur de la société. Sa mission est de garantir la liberté qui produit l’initiative. Il doit faire confiance aux citoyens et se cantonner à ses missions régaliennes. L’exemple des pays cités plus haut montre que lorsque les idées sont claires les peuples suivent. Il faudra que l’État restaure un climat de confiance pour que l’économie se remette à croître !


Xavier Fontanet a accordé cet entretien aux Enquêtes du contribuable dans le cadre du numéro « Le grand scandale des aides aux entreprises » (avril/mai 2015). En kiosque et par commande en ligne.

Retrouvez l’article dans son contexte sur Contrepoints, ici

Sortir par le haut des 35 heures – Chroniques aux Echos

17 Avr

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Volkswagen, aujourd’hui leader mondial de l’automobile, a failli capoter il y a vingt ans. Sa main-d’oeuvre était trop chère du fait d’une sphère publique montée à 57 % du PIB. Ses prix étant hors marché, les volumes se sont effondrés. L’entreprise devait se séparer – chiffre effrayant – de 30.000 ouvriers sur 80.000 sur son site allemand de Wolfsburg, en Basse-Saxe.

Volkswagen a alors innové dans le domaine social. Plutôt que de recourir aux licenciements, coûteux pour l’entreprise et démoralisants pour le personnel, syndicat et direction ont choisi de modifier le contrat de travail. On a préféré au CDI à horaire intangible un CDI à horaire variable (de 28 à 44 heures par semaine), agrémenté d’un intéressement musclé. L’idée ? « Veillons d’abord à la santé de l’entreprise ; quand elle marche, tout le monde en bénéficie, quand elle ne marche pas, tout le monde souffre. »

Les ouvriers ont donc accepté de vivre au rythme de l’entreprise et de modifier leur organisation personnelle en conséquence. Ils ont réduit leur semaine à 28 heures avec baisse de salaire et sont remontés à 42 heures quand la demande est revenue. Largement récompensés, ils touchent chacun, depuis trois ans, une prime de 9.000 à 10.000 euros !

La flexibilité rendue à l’entreprise a permis de baisser les coûts et d’éviter les licenciements.

Le consommateur (nous) a la possibilité de changer (sans prévenir) de fournisseur, le producteur (nous !) doit donner une même flexibilité à l’entreprise.

Nos voisins allemands démontrent que tout le monde gagne au change. Pourquoi ne pas faire l’expérience de ce contrat (horaire hebdomadaire et salaire variables, agrémentés d’un intéressement ou, peut-être, mieux encore, d’un actionnariat salarié musclé) avec quelques entreprises volontaires ? Ce serait une façon de sortir des 35 heures par le haut !

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Entrepreneurs : le retour de l’ambition

16 Avr

Entreprendre en France, c’est possible et les entrepreneurs français sont nombreux à réussir : certaines de nos PME se sont imposées comme leaders mondiaux sur leur marché.

Ne me dites plus jamais bon courage !». C’est le cri du coeur du conférencier Philippe Bloch, auteur d’un lexique anti-déprime à usage immédiat des Français : « Lorsque l’on est obligé de se souhaiter bon courage comme si la vie était à ce point devenue difficile, c’est quand même un vrai sujet».

 

Pour illustrer cet état d’esprit assez particulier, il ajoute : « Tout est petit en France. L’adjectif “petit ” est le plus utilisé par les Français. On commence par un petit déjeuner avec sa petite amie à qui on fait un petit bisou avant de partir et, une fois arrivé au bureau, on prend un petit café. À force de penser petit, on fait petit. En France, on parle de petits patrons, de petits boulots… nous sommes devenus un petit pays, avec de petites ambitions. Aux États-Unis, on ne dit jamais le mot petit. Surtout, “Sky is the limit” , cela fait quand même une sacrée différence». La situation est grave… mais est-elle désespérée ?

Le salut par l’esprit d’entreprise

« Ce qui fait aujourd’hui défaut c’est la capacité à se projeter dans des lendemains qui chantent», résume l’historien Christophe Prochasson, directeur à l’École des hautes études en sciences sociales. De son côté, Olivier Duha, cofondateur et coprésident de Webhelp (9.000 salariés, 240 M€ de CA), ancien président de Croissance Plus, ne perd pas de temps.

 

Un match France-Allemagne ?

« Les économies gagnantes du XXIème  siècle seront celles qui auront su favoriser partout la création, l’innovation et la recherche. Destruction créative ou construction dévastatrice, l’accroissement de la richesse d’un pays se jouera inéluctablement sur sa capacité à penser, fabriquer, vendre et protéger les produits et services du futur, dans le plus grand nombre possible d’industries et de services ». Autrement dit, c’est par l’entreprise et l’innovation que notre pays retrouvera un rôle économique, mais aussi politique et stratégique de premier plan. Comme l’Allemagne ? Au petit jeu des comparaisons, l’Hexagone sort rarement gagnant d’un parallèle avec nos voisins d’outre-Rhin. Mais il faut peut-être regarder les choses d’un peu plus près.

 

Comparer ce qui est comparable

Certes, l’Allemagne affiche depuis plusieurs années une meilleure situation de l’emploi, des exportations record, une croissance presque double de celles de ses partenaires de la zone euro, 10% de dépenses publiques en moins… et un moral national au beau fixe. Parmi les statistiques qui inquiètent, le nombre d’ETI (entreprises de 250 à 5.000 salariés, réalisant un CA entre 50 M€  et 1,5 Md€ , généralement exportatrices) n’est que de 4.000 en France contre 10.000 pour l’Allemagne.

 

Il convient d’abord de relativiser ce chiffre. En effet, la France compte sensiblement plus (50% environ) que l’Allemagne d’entreprises classées dans le Top 2000 mondial du magazine «Forbes», réalisant un CA cumulé de 1.450 Mds€ , contre moins de 1.090 Mds€  pour nos voisins. Autrement dit, si l’Allemagne est forte d’un Mittelstand (les petites ETI, jusqu’à 500 salariés) structuré et performant, ses grands groupes sont moins performants que les nôtres.

 

The problem with the French…

“The problem with the French is that they don’t have a word for entrepreneur ”. Cette célèbre affirmation de Georges W. Bush révèle, derrière l’erreur étymologique (puisque l’anglais a adopté le terme français), un préjugé largement répandu, pas forcément hors de nos frontières.

 

Manque d’ambition des chefs d’entreprise français ?

Certes, il y a des causes objectives qui peuvent expliquer les difficultés de nos entreprises, mais ce n’est pas la bonne explication pour Jean-Claude Volot, ancien vice-président du Medef chargé de l’exportation et des filières (il a démissionné en janvier 2014 pour se consacrer à son entreprise, Dedienne Aerospace), qui déclarait lors de l’Université d’été de l’organisation patronale : «Il y a aussi un manque d’ambition des chefs d’entreprise français : 1.000 raisons différentes tenant aux contraintes fiscales, administratives, juridiques peuvent être invoquées pour l’expliquer, mais elles ne suffisent pas puisqu’il y a aussi des dizaines de pépites qui réussissent tout en étant dans le même bain français que les autres ! ».

 

Nos PME ont vocation à grandir, à se développer et à s’internationaliser

Car le site Entreprendre.fr en fait régulièrement l’écho, les entrepreneurs français sont nombreux à réussir et certaines de nos PME se sont imposées comme leaders sur des marchés de niches, à l’image de Babolat (cordages pour raquettes, 124 M€  de CA) ou Cybergun (armes à feu factices, 70 M€  de CA). Nos PME ont vocation à grandir, à se développer et à s’internationaliser.

 

La France représente 5% du PIB mondial

Pour Xavier Fontanet, ex-président d’Essilor, professeur de stratégie à HEC : «Nos leaders mondiaux sont tous partis de spécificités françaises. Leur excellence et leur esprit de conquête ont permis des parcours internationaux stupéfiants. La France représente 5% du PIB mondial, quand on se mondialise, on multiplie par 20, en devenant leader, on grandit plus encore. La mondialisation n’uniformise pas, elle permet au contraire aux talents de s’épanouir, elle est un levier quand on est compétitif ». Il faut considérer le monde comme une opportunité et non comme une menace et afficher un état d’esprit conquérant. Autrement dit, assumer ses ambitions. Renouons avec l’esprit de conquête !

 

Retrouvez l’article sur le site Entreprendre.fr

Les « Jeudis de la Stratégie »: Les entrepreneurs en dernière semaine de formation

16 Avr

Nexa organise son troisième « Jeudi de la Stratégie » ce jeudi soir au Parc des expositions à Saint-Denis. Depuis trois semaines, près d’une centaine d’entrepreneurs, dont 17 Réunionnais, participent à cette formation. Elle est animée par Xavier Fontanet, entrepreneur, ancien PDG du groupe Essilor, professeur à HEC et journaliste aux Echo, et co-organisée par Nexa, agence de développement d’investissement et d’innovation.

Cette formation, gratuite pour les entreprises réunionnaises, permet aux entrepreneurs de confronter leurs problématiques et de bénéficier de conseils stratégiques.

Visioconférences entre Paris, les Antilles et La Réunion, networking, des idées d’une nouvelle génération d’entrepreneurs… Entrepreneurs et porteurs de projets de tout genre ont pu en profiter. Dans l’agro-alimentaire, le commerce de détail, les énergies renouvelables, la logistique ou encore le médical, les entreprises réunionnaises sont cette année diverses et variées.

Les « Jeudis de la Stratégie » existent depuis 2013, à l’initiative de HEC Paris, la Fondation Xavier Fontanet et « La nouvelle PME ».

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Intervention HEC ENA

13 Avr

à partir de 12’14