Tag Archives: concurrence
Vidéo

Une heure de discussions et échanges sur confiance et économie

24 Fév

Un entretien entre Xavier Fontanet et Emmanuelle Dancourt dans l’émission VIP « Visages Inattendus de Personnalités ».

Retrouvez l’entretien avec Xavier Fontanet sur KTO

Vidéo

Le livre « si on faisait confiance aux entrepreneurs » en 1h30 de conférence

21 Sep

Une heure de témoignages, de petites histoires, d’échanges, toujours sur les thèmes de la mondialisation et de l’apologie de la concurrence.

Vidéo

« L’économie n’est pas une idéologie ! »

18 Sep

Entretien entre le directeur de Politique Magazine, Hilaire de Crémiers et  Xavier Fontanet, le 10 janvier 2013

Nouveau modèle et vieux réflexes, article paru dans les Echos du 6 juin 2013

6 Juin

Autolib’ illustre parfaitement les transformations à l’oeuvre aujourd’hui : les voitures ne sont plus achetées mais louées le temps du trajet, le capital s’est déplacé du particulier à l’entreprise ; le maire est aussi client car Autolib’ se développe ville par ville, le parking devenant station-service ; un système informatique hypersophistiqué permet aux clients de localiser les voitures, de les réserver et de payer à partir de leur smartphone. Les carrosseries seront bientôt en plastique, l’électrique et la chimie vont se développer face au pétrole et à l’acier.

Destruction, reconstruction et progrès vont de pair et innervent toute l’économie. Cela entraîne des difficultés pour certains, mais permet de recréer de nouveaux modèles économiques plus efficaces et moins polluants. Pour que ces nouveaux métiers se développent, il faut laisser les anciens décroître rentablement, ne pas trop les taxer afin qu’ils dégagent les flux de liquidités dont ont besoin les filières en forte croissance.

Les partenaires sociaux, qui veulent ces évolutions en tant que consommateurs, doivent comprendre et faire comprendre que l’avantage acquis n’a pas de sens dans un monde libre et concurrentiel. Ils doivent aider à fluidifier l’emploi pour qu’il passe des anciennes filières aux nouvelles.

Face à ces nombreux changements, l’Etat doit admettre qu’il doit lui aussi se remettre en question, ne serait-ce que par solidarité avec la sphère privée ! La sphère publique, c’est entre autres du service et de la finance, domaines où internet permet de gigantesques progrès. La société sera invivable et injuste si on laisse coexister deux France : l’une qui se réinvente, prend sur elle toute la flexibilité ; et l’autre qui reste figée, ne baisse pas ses coûts et ne pense qu’à taxer. Que la sphère publique prenne exemple sur Autolib’, libère l’imagination de ses agents, s’inspire des meilleures pratiques des autres pays. En ces temps difficiles, c’est son devoir. Dans cette affaire, elle joue aussi sa légitimité et son honneur.

Pourquoi il faut alléger la fiscalité des entreprises, article paru dans les Echos, jeudi 18 avril

22 Avr

La division économique du Medef a publié le mois dernier une étude magnifique mais très préoccupante sur les marges des entreprises dans les neuf grands pays européens. Ses résultats devraient être médités par nos gouvernants.

L’étude mesure, d’une part, l’excédent brut d’exploitation local moyen des entreprises (en d’autres termes leur rentabilité) pays par pays et, d’autre part, la contribution des entreprises aux recettes publiques fiscales et sociales (en termes simples, la ponction fiscale sur l’entreprise).

Première constatation : les différences de ponction fiscale entre pays sont considérables (de 24 % à 35 %). L’harmonisation fiscale n’est pas pour demain et les entreprises ne luttent pas à armes égales.

Deuxième constatation, les écarts de rentabilité sont importants (ils vont de 29 % à 42 %), et créent des différentiels dans la croissance potentielle des entreprises.

Quand on rapproche les deux données, l’analyse est simple : les trois pays où les entreprises sont les moins rentables (France, Royaume-Uni, Suède) sont aussi ceux qui les taxent le plus. A l’opposé, ceux où la pression fiscale est la plus légère (Allemagne, Autriche, Italie) sont ceux qui ont les entreprises les plus rentables. L’Espagne, la Belgique et les Pays-Bas sont dans la moyenne à la fois en matière de résultats et d’imposition.

La France est le pays qui a perdu le plus de parts de marché dans le commerce international sur les dix dernières années : ceci montre que l’impôt, en asséchant année après année la capacité d’investir, et donc de croissance, ronge à long terme les tailles relatives et donc la compétitivité.

Avec un jockey bien trop lourd et beaucoup plus avide d’impôt que les autres, comment voulez-vous que les entreprises françaises fassent bonne figure dans la course mondiale ? Et, sans entreprises prospères, où va la France ?

« La politique doit s’ouvrir au monde » par Xavier Fontanet dans les Echos du 17 janvier 2013

11 Mar

Les entrepreneurs français découvrent, en y travaillant, que la Chine a, à grande échelle, l’expérience de constructions politiques très sophistiquées depuis quatre mille ans. L’étude des 24 dynasties féodales devrait nous faire réfléchir. Toujours le même schéma : au départ, des fondateurs tournés vers l’extérieur ayant passé leur vie à réunifier l’immense pays ; en l’absence de menace, leurs enfants se coupent de l’environnement extérieur. A la troisième génération, les mandarins dirigent tout, les impôts montent, des révoltes, le territoire explose. La reconstruction recommence dès qu’un chef émerge du chaos.

Chez nous, la V e République en est à sa troisième génération : des fondateurs (de Gaulle et Pompidou), des successeurs (Giscard, Mitterrand, Chirac), une troisième classe d’âge (Sarkozy et Hollande) ; les cinq derniers présidents ont été formés uniquement à partir d’une expérience française, alors que la mondialisation est le facteur fondamental de transformation de nos sociétés.

La concurrence est partout, mais pas un entrepreneur, pas un homme de culture internationale au gouvernement ! Impossible pour lui de connaître en profondeur les changements titanesques des équilibres internationaux ; seuls les expatriés et les dirigeants des groupes mondiaux ont cette expérience. C’est affaire de survie pour le pays que le gouvernement intègre maintenant ces talents indispensables en son sein.

La voie est la Constitution : empêcher le cumul d’un mandat électoral avec un contrat de travail dans la sphère publique (pas d’avantage donné a une catégorie de Français), empêcher plus de deux législatures (brasser le système et éviter le fléau des promesses électorales), diviser par quatre le nombre d’élus et doubler leurs revenus (baisser les coûts et ouvrir la politique à des hommes et des femmes dont les carrières ont été internationales). En attendant, les vacances des ministres ? Dans des entreprises françaises, sur le terrain en Chine et en Inde, ça remettrait les idées en place !

 

La politique doit s’ouvrir au monde par Xavier Fontanet

Vidéo

« Sato San, la concurrence fait grandir » par Xavier Fontanet

3 Mar

L’histoire de Sato San ou l’apologie de la concurrence