Émission « les experts » de Nicolas Doze sur BFM TV

21 Avr

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Sortie de l’euro : une folie ! – Le Figaro

21 Avr

Tribune parue dans le Figaro

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à lire dans son intégralité, en cliquant ici, sur le site lefigaro.fr

Application anti-précarité – Chronique aux Echos

20 Avr

Le statut d’autoentrepreneur, inventé par Maria Nowak et Hervé Novelli, a été la principale avancée des dernières années sur notre marché du travail. Mais il est jusqu’ici essentiellement l’affaire d’un homme ou une femme seul. Une place de marché indonésienne, Go-Jek, appuyée sur la technologie du téléphone portable, permettrait de donner un nouvel élan à ce statut.

A Djakarta, un jeune entrepreneur, Nadiem Makarim, a développé une application pour taxi moto (« ojek » en indonésien). Celle-ci connaît depuis deux ans un développement prodigieux, puisqu’elle gère 250.000 chauffeurs. Très rapidement, Go-Jek a rajouté une activité de transport de lettres et de petits colis, puis est venue l’idée de livrer des repas. S’est alors créé un réseau de 75.000 restaurants prestataires ; l’offre s’est récemment enrichie de courses de nourriture pour le compte des familles.

Devant l’ampleur du succès, Go-Jek a démarré un « portefeuille numérique » qui assure le financement des motos, facilite le paiement, réduit à néant le travail au noir, effectue la comptabilité et (lisez bien, car c’est capital !) assure la protection sociale des quelque 325.000 nouveaux autoentrepreneurs affiliés. Go-Jek est une des marques les plus fortes d’Indonésie, il contrôle sa croissance de façon à assurer une bonne rémunération à ses entrepreneurs et se déploie dans tout le pays.

Alors que Go-Jek est parti d’une idée humanitaire (réduire la précarité des « ojeks » ayant une famille à charge), il est devenu le premier employeur indonésien et vient d’accueillir à son capital de grands investisseurs anglo-saxons, KKR (l’inventeur du LMBO !) et Warburg Pincus, qui y ont investi plus d’un demi-milliard de dollars.

Le monde change et il y a plein de bonnes idées à prendre des pays en développement ! Le statut d’autoentrepreneur a créé 1 million d’entreprises en France, le relais viendra d’applications comme Go-Jek, qui peuvent très bien permettre de résoudre le problème de notre chômage, si nous savons faire évoluer intelligemment notre modèle social.

 

Lire l’article dans son contexte sur le site lesechos.fr

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Stratégie pour la Bretagne- Ouest France

12 Avr

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Le fardeau de l’agriculteur – chronique aux Echos

30 Mar

Le Salon de l’agriculture n’a pas permis d’expliquer ni ce qui arrive (l’agriculteur ne gagne plus sa vie) ni où l’on va (ce que l’on fait pour changer les choses). Voilà un métier, vital pour notre communauté (l’agriculteur nous nourrit), qui a fait des progrès technologiques considérables, qui demande beaucoup de savoir-faire, où l’on travaille plus que la moyenne, qui était rentable il y a quarante ans et ne l’est plus… alors qu’en Allemagne il l’est de plus en plus.

Une analogie avec l’industrie de l’aluminium permettra probablement d’éclairer le sujet. L’électricité représente 40 % du prix de revient d’une barre d’aluminium. Son prix est trop élevé en Europe, les usines se démontent pour aller là où elle est moins chère. C’est logique.

Remplacez « aluminium » par « agriculture » et « électricité » par « sphère publique ». Tout le monde sait que cette dernière occupe 57 % du PIB en France et 44 % en Allemagne, mais personne n’a compris les conséquences de ce différentiel de 13 % sur le coût des produits, alors qu’il est fondamental : 57 % est la part du prix de revient du produit gérée par la sphère publique ; 43 % (son complément à 100) est la part que l’entreprise privée contrôle.

Un peu d’attention ! Le multiple qui permet de passer du coût privé au coût total en France est de 100/43, soit 2,32 (d’accord ?) ; 56 % (100/44) étant la part de la sphère privée en Allemagne, le même multiple en Allemagne est de 100/56, soit 1,78 (vous suivez ?). A même productivité privée, le produit allemand ressort donc de 23 % moins cher (178/232) ! Les produits agricoles français, qui sont en général à 100 % de valeur ajoutée française, sont coulés par notre sphère publique, comme les lingots d’aluminium européens le sont par le prix de l’électricité. Le jour où nos hommes politiques (et nos économistes) comprendront que, à force d’avoir laissé la sphère publique grossir, ils ont épuisé les agriculteurs (et aussi les industriels) par les charges qu’ils ont fait peser sur l’économie exposée, les choses commenceront à aller mieux.
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Mettre fin à la folie fiscale sur le capital

29 Mar

Article paru dans les Echos

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Alcatel, Lafarge, Alstom, Technip, Dentressangle, Montupet, Faiveley : la liste des fleurons dont le siège a récemment quitté notre pays est plus longue encore que ces seuls exemples. Que nous arrive-t-il ?

La raison est très simple : la base actionnariale française s’est effondrée depuis une dizaine d’années. L’Association nationale des sociétés par actions (Ansa) démontre que c’est l’une des conséquences de la fiscalité confiscatoire sur le capital en France. Résultat, notre CAC est désormais largement possédé par des actionnaires étrangers.

Au lieu de se poser des questions sur notre attractivité de place, on accuse nos groupes d’optimisation fiscale. En réalité, les taux d’impôts consolidés ne font que refléter le fait que nous avons le taux d’IS (33 %) le plus élevé du monde.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là pour expliquer la perte de nos fleurons. On démontre facilement qu’à rémunération à long terme identique, le membre d’un comité exécutif français gagnera (après impôts) la moitié de ce que peut espérer son collègue singapourien. Comment diriger sans pouvoir récompenser ses équipes aussi bien que ses concurrents ? Là encore, le résultat est sans appel : de nombreuses directions opérationnelles quittent le pays, même si les sièges juridiques y restent encore.

Tous les pays ayant maintenant compris que les belles entreprises contribuent à la prospérité, la bataille pour les attirer à coup de baisse de l’IS ne fait que commencer. On peut facilement prévoir que le taux de l’impôt sur les sociétés descendra dans les années qui viennent à 17,5 %.

Il est urgent d’arrêter notre folie fiscale. Elle est la triple consé­quence d’une préférence pour le consommateur, d’une philosophie redistributrice (qui surcharge l’entreprise ainsi que son actionnaire) et d’une sphère publique bien trop coûteuse. Si on regarde les chiffres, cette folie est mortifère pour l’économie.

Dans un monde concurrentiel, un pays ne peut caler une dépense publique au-dessus de ses voisins ; la société tout entière paye cette erreur, de l’entreprise la plus compétitive à la personne la plus pauvre, privée d’emploi faute d’une croissance suffisante. Passer de 57 à 45 % du PIB sur douze ans (-1 % par an) en baissant parallèlement les impôts est la mère de toutes les réformes.
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Les vertus de la concentration – Chronique aux Echos

23 Mar

Quand on parle de téléphone aux politiques, on retombe toujours sur le débat théorique du nombre optimal d’opérateurs. Soyons concrets, partons des chiffres et cantonnons-nous aux trois opérateurs traditionnels, France Telecom, SFR et Bouygues. Leurs parts de marché respectives de 35 %, 24 % et 16 % entraînent des marges de 27,5 %, 17,5 % et 12,5 %, correspondant à des coûts opérationnels de 72,5 %, de 82,5 % et de 87,5 %.

Les coûts sont donc liés à la part de marché et, chaque fois que celle-ci double, ils baissent d’environ 15 %. Si on recherche ce qui se passait il y a dix ans, on retrouve la même relation.

Il y a donc une règle d’airain qui explique à la fois pourquoi les prix baissent dans les métiers en croissance et pourquoi (contrairement à la culture ambiante) la concentration d’une industrie sert du même coup le consommateur et le producteur.

Cette règle est connue sous le nom de « courbe d’expérience ». On devrait l’enseigner dans toutes les écoles pour que chacun de nous en soit conscient et qu’on ne puisse pas raconter n’importe quoi. Elle prédit que la concentration de 50 % des volumes d’une industrie entre les mains d’un leader gagnant 20 %, produit des prix de 15 % plus bas qu’une concurrence dite « pure et parfaite », où le marché serait partagé entre 10 concurrents. L’affaire ne s’arrête pas là, car le champ géographique va s’étendre et le jeu se fera, un jour, à une échelle cinq fois plus grande, celle du marché européen. La taille permettra alors au leader qui émergera de baisser encore les prix, à service identique, d’au moins 40 %. Il est urgent que les autorités de la concurrence prennent conscience de ce mécanisme d’évolution des coûts afin de ne pas entraver la constitution de leaders mondiaux d’origine européenne. Il faut aussi l’expliquer à ceux qui voient dans la déconstruction de la mondialisation la solution à tous nos problèmes, pour qu’ils comprennent que la logique du repli sur soi casse la compétitivité et fait s’effondrer le pouvoir d’achat.

Xavier Fontanet

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