Sortir du piège de la dette – chronique aux Echos

16 Mar

1024px-les_echos_logo-svgPSA nous donne depuis quatre ans une formidable leçon d’efficacité opérationnelle. C’est parce que les comptes ont été redressés par le travail du patron, de chaque employé et l’appui des syndicats que le projet Opel est envisageable. Ce projet va réussir : dans les métiers à effet d’expérience, le gain de part de marché à partir d’une situation solide est toujours rentable quand il est bien exécuté.

L’affaire Opel est en fait stratégique puisque, à cinq millions de véhicules, le jeu de PSA peut être décisif dans la construction du leader mondial qui va se jouer dans les dix ans. Les efforts opérationnels d’hier permettent la stratégie de croissance d’aujourd’hui.

Si l’on en juge par l’évolution des marges, passées de – 4 % à 6 %, c’est une baisse de coût d’au moins 10 % obtenue en cinq ans. Notre sphère publique aurait réalisé cet exploit, ce seraient 125 milliards économisés qui auraient permis d’annuler le déficit, de baisser les impôts et de relancer la croissance du pays.

Que faut-il faire pour que la sphère publique réalise une performance analogue ?

Chez PSA, les employés savaient que l’entreprise risquait la faillite, cette prise de conscience a permis la mobilisation. Un pays peut aussi faire faillite (les exemples abondent), mais on a popularisé en France l’idée d’« Etat providence » ou la formule trompeuse « l’Etat paiera », qui font croire que l’argent tombe du ciel, en empêchent la mobilisation, condition essentielle de toute réforme sérieuse.

A l’heure où les détenteurs de dette française tentent de la vendre (signe annonciateur d’une remontée des taux d’intérêt), il est impératif de passer des feuilletons télévisés actuels sur l’élection présidentielle à l’évocation du seul sujet qui compte : la réduction de la dette, qui passe par un retour à des finances publiques en excédent. Voila la pierre angulaire de toute politique. C’est ainsi que nous retrouverons la croissance, donnerons des emplois aux jeunes et garantirons l’indépendance de notre pays.
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