Archive | février, 2015

Testons une éducation décentralisée – Ouest France –

13 Fév

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Les discussions sur les horaires scolaires et le travail du dimanche illustrent les limites de l’hyper centralisation de notre pays et son inadaptation aux temps actuels.

Chez nos voisins, ce type de décision est pris au niveau local.

La centralisation, entre autres défauts, suppose une sorte d’infaillibilité ministérielle… La décentralisation permet, elle, de coller aux situations particulières et facilite surtout l’expérimentation. Dans notre monde changeant, il est impossible d’ériger des règles générales sur des questions de détails. Mieux vaut donc tester, éliminer ce qui ne marche pas et faire converger l’ensemble vers les solutions qui ont prouvé leur justesse.

Le général de Gaulle avait entrevu, dès le milieu des années 1960, le potentiel d’un pays décentralisé.« L’évolution générale, disait-il, porte notre pays vers un équilibre nouveau. L’effort multiséculaire de centralisation, qui fut longtemps nécessaire pour réaliser et maintenir son unité malgré les divergences des provinces qui lui étaient successivement rattachées, ne s’impose plus désormais. Au contraire, ce sont les activités régionales qui apparaissent comme les ressorts de sa puissance économique de demain. »

Les plus anciens s’en souviennent : les Français repoussèrent par référendum un projet de décentralisation (et de réforme du Sénat) que De Gaulle avait transformé en vote sur son maintien à la présidence. Quarante-cinq ans plus tard, n’est-il pas temps de remettre le dossier sur la table ? Et si oui, comment ?

Un projet concret serait d’indiquer les pistes d’une vraie réforme régionale (pas une carte redessinée mais un fonctionnement redéfini) en décentralisant une des fonctions de l’État. Parmi les activités régaliennes, un consensus se dessine pour désigner l’Éducation nationale comme un des domaines qui laisse le plus à désirer, comme le confirme sa baisse régulière dans les classements mondiaux. Le pays entier risque le déclassement par rapport à l’extérieur et l’explosion des inégalités à l’intérieur.

« Un bon exemple : le système suisse »

L’un des pays les mieux placés dans les classements mondiaux (Shanghai pour l’enseignement supérieur, Pisa pour l’enseignement primaire et secondaire) est la Suisse. La meilleure façon de progresser est toujours de s’inspirer des meilleurs. En Suisse, l’enseignement est piloté par le canton, entité plus petite que le département. La preuve que l’on peut avoir des écoles de niveau mondial gérées par des villes moyennes. La Suisse démontre aussi que la concurrence bien organisée produisait l’excellence à condition de faire confiance aux enseignants de terrain, de laisser les établissements établir leurs programmes et les parents choisir librement l’école de leurs enfants.

Adaptons la méthode à la France : où obtient-on les meilleurs résultats au bac ? En Alsace, Bretagne, Vendée… Si ces régions sont si bien placées, c’est probablement parce que la concurrence privé-public pousse toutes les écoles à l’excellence.

Proposons de faire gérer l’éducation publique au niveau départemental. Ce serait une jolie façon de faire d’une pierre deux coups : tracer les pistes d’une régionalisation authentique et aider notre éducation publique à progresser. Il faut des volontaires ! Pourquoi l’Alsace et le grand Ouest ne se porteraient-ils pas candidats ?

Nouveau Modèle – Nouveau travail – Les ÉCHOS

12 Fév

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Le succès d’Apple va bien au-delà de la performance financière, il reflète l’évolution de notre société et l’accélère. Le smartphone met entre nos mains des puissances de communication inédites et ses « applis » ouvrent des pistes fécondes et imprévues. L’émergence de nouveaux modèles économiques, Uber (170.000 jobs aux Etats-Unis dans le seul secteur du taxi), Handy (aide à domicile sur simple demande) ou TopCoder (un réseau mondial de programmeurs indépendants) créent de nouvelles formes d’emploi ; le travail ne manquera pas si on s’organise bien !Les « minijobs » allemands, inventés en 2004, étaient de 2,5 millions en 2006 ; ils ont un succès fou et atteignent 8 millions fin 2014 : 5,5 millions de personnes sont sorties du chômage et 2,5 millions ont complété leurs revenus grâce à eux. Ce ne fut pas, au départ, une solution satisfaisante (400 euros pour 15 heures par semaine, c’est peu) mais les Allemands les ont préférés à notre RSA car ils réinséraient les gens dans un cadre de travail. Avec le redémarrage de l’économie, leur rémunération a pu être revalorisée. Si nous les avions adoptés au lieu de les décrier, nous serions proches du plein-emploi.

On verra, un jour, des places de marché sur smartphone proposer des tâches certes de courte durée, mais dans des volumétries gigantesques, qui permettront de faire travailler à plein-temps des centaines de milliers de personnes. Imaginons pour ces « smart jobs » un contrat de travail simple, avec des charges sociales adaptées et gérées par des applis portables.

Nos syndicats, utilisateurs d’iPhone, doivent admettre que les temps changent et que, pour saisir les opportunités, il faut sortir des habitudes, être ouvert au progrès et rentrer dans une période d’accompagnement créatif et constructif.

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À mettre en œuvre en urgence ! – Les échos

7 Fév

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Un Conseil à suivre d’urgence

5 Fév

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Le président du Conseil constitutionnel était la semaine dernière l’invité d’Ethic (mouvement des entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance). L’assistance n’avait pas oublié le rôle de rempart des libertés, pour les entreprises et les entrepreneurs, tenu par le Conseil constitutionnel, elle était acquise à l’orateur. L’un des moments les plus forts fut celui où Jean-Louis Debré expliqua le fonctionnement pratique. Le Conseil est compact, neuf membres (hors anciens présidents de la République, membres de droit). Leur mission est claire : vérifier la constitutionnalité des lois. Ils sont 100 % à la tâche, on leur demande de renoncer à toute autre activité. Ils n’ont pas d’assistant personnel et se plongent eux-mêmes dans les dossiers, empêchant que se constitue une sorte de curie romaine que le pape vient de tancer.

Si on scrute les comptes, le résultat parle de lui-même : le budget, (8,6 millions d’euros) a décru de 18 % en six ans alors que la charge de travail, mesurée par le nombre d’avis rendus, a triplé.

Voilà qui démontre que la sphère publique peut avoir l’efficacité des meilleures entreprises. Voilà des arguments pour tous ceux qui pensent que les gisements de productivité y sont immenses.

Pourquoi faut-il qu’elle baisse ses coûts ? Un petit cochon breton est constitué à 100 % de valeur ajoutée française, la structure de son coût reflète donc celle de notre PIB et dépend pour 57 % de la compétitivité de sa sphère publique. On sait qu’elle est 50 % trop chère.

Ce surcoût représente 19 % (57/3) du coût total de notre petit cochon et l’empêche d’être compétitif. Peut-on expliquer aux ministères et aux régions la performance économique de la plus prestigieuse instance de notre Etat pour qu’ils la prennent pour exemple ? Les baisses de coût qui en résulteront permettront au petit cochon breton et à l’ensemble des entreprises françaises de retrouver leur compétitivité.

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Chapitre du livre passionnant « France Chine – Un Ciel Partagé – de Ming Po

1 Fév

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