Les oublis de Piketty – tribune des Échos

23 Oct

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La majorité de la richesse est aujourd’hui d’origine entrepreneuriale ; pour Thomas Piketty, celle-ci croît (avant impôt) plus vite que l’économie. L’auteur du « Capitalisme au XXIe siècle » prédit une société explosive du fait de l’inégalité que crée cette concentration de la richesse, et suggère de lever un impôt sur le capital pour en redistribuer le produit.

On aurait pu faire d’autres suggestions : promouvoir l’actionnariat salarié, façon simple et élégante d’associer les salariés aux décisions et à la richesse créée ; ou proposer de passer à la retraite par capitalisation, moyen idéal de faire profiter les retraités de cette évolution (aux yeux de Piketty) inéluctable de nos économies. L’avantage de ces deux approches est de couvrir l’ensemble de la population et, surtout, de laisser intacte la motivation de l’entrepreneur sans laquelle l’entreprise n’avance pas.

Alors pourquoi ces deux oublis ? Des actes manqués de Thomas Piketty, qui – redoutant lui-même le risque, même s’il le qualifie de rente ! – n’investirait ni l’épargne provenant de son travail ni l’argent prévu pour sa retraite dans des actions d’entreprise ? Voilà qui jette un terrible doute sur l’analyse !

Il est une autre manière de se faire une opinion sur ses recommandations : juger l’arbre aux fruits. Piketty est un des inspirateurs de la politique dite de « justice fiscale » appliquée depuis deux ans en France : il est depuis toujours un fervent partisan de l’augmentation de l’ISF, d’impôts élevés sur le revenu, sur les plus-values et sur les dividendes. Résultat : les gens fuient le pays, les entrepreneurs découragés et démotivés arrêtent d’investir, l’économie s’effondre et le chômage de masse s’installe. L’enfer est, on le sait, pavé de bonnes intentions ! Voilà de bonnes raisons pour être très prudents vis-à-vis de ses calculs et de ses conclusions. Voila la meilleure raison pour être très prudents face à ces calculs et ces conclusions. On ne redira jamais assez qu’« avant de répartir, il faut d’abord produire » .

 Voir le site lesechos.fr

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