L’État au service des entreprises, d’Yvan Le Galès pour le FIGARO

15 Sep

Article paru dans le Figaro

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Xavier Fontanet, ex-PDG et ex-président du conseil d’administration d’Essilor.
La France est ce drôle de pays où l’État est toujours considéré comme le garant de la prospérité et du bonheur alors que les entreprises ne sont qu’une variable parmi d’autres contribuant à la création de richesses. Les responsables politiques, nouvelle noblesse d’État descendante de l’aristocratie de cour, les cantonnent à jouer les seconds rôles dans le débat public.
« Les entrepreneurs s’entendent souvent dire par les politiques : “Vous ne défendez que des intérêts particuliers, c’est facile, nous, nous défendons l’intérêt général, c’est plus difficile” », écrit Xavier Fontanet, qui publie Pourquoi pas nous ? aux Éditions Les Belles Lettres/Fayard.
C’est contre cette idée fausse que l’ex-PDG et ex-président du conseil d’administration d’Essilor s’insurge en démontrant comment la mondialisation a bouleversé les règles du jeu aussi bien pour les entreprises que pour les États.
Dénonçant la panne d’idées qui paralyse notre pays, l’entrepreneur qui a vécu de manière très concrète la mondialisation aux commandes du leader mondial des verres correcteurs, constate que la sphère publique française composée de l’État, du social et des régions est « devenue largement plus grosse que la sphère privée ».
Elle représente 57 % du PIB, soit 1 150 milliards d’euros. Un chiffre record qui place la France aux côtés de la Corée du Nord et de Cuba.
Cette dérive qui a commencé en 1973, hypothèque l’avenir car « un État inefficace plombe irrémédiablement les entreprises travaillant sur son sol », résume Xavier Fontanet, qui plaide pour de profondes réformes pour relancer la création de richesses, l’emploi, le travail et la solidarité, en « redonnant à l’entreprise et aux entrepreneurs la place qu’ils méritent dans la société ».
Car quand l’entreprise va bien, tout est possible. A contrario, quand l’entreprise va mal, « il est impossible de construire une protection sociale durable » comme le démontre l’exemple tricolore.
Refusant les idéologies qui paralysent la société française, Xavier Fontanet milite pour le bon sens et le réalisme. Le patron globe-trotter a vu sur le terrain comment le Canada, l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande, qui ont connu les mêmes difficultés que la patrie de Colbert, ont réussi à se réformer.
Ces trois pays ont appliqué la même méthode. Ils ont affirmé leur confiance à la sphère privée sans sacrifier les plus faibles et les plus démunis.
Cette révolution culturelle exige aussi un renouvellement de la classe politique en réduisant le nombre de députés issus de la fonction publique.
Un petit pays, la Suisse, peut servir d’exemple. Les parlementaires ne sont pas des professionnels des élections. Ils continuent de travailler pendant leur mandat.
Un livre à recommander à tous, parents, lycéens, étudiants, enseignants, artisans, salariés, dirigeants, professions libérales qui sont indignés par l’état de la France.

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