Pourquoi le temps joue contre nous

10 Avr

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Les investissements internationaux en France ont augmenté de 24 à 38 milliards de dollars entre 2009 et 2011. Ils sont tombés à 28 milliards en 2012 puis à 6 milliards en 2013. Cet effondrement, on ne peut l’imputer à la faute des prédécesseurs. On ne peut pas s’en prendre à la crise : les investissements étrangers dans les autres pays sont en croissance. Un diagnostic erroné sur ce qui se passe empêche nos concitoyens de comprendre la gravité de la situation : le monde ne vote plus pour la France, c’est tout ! Peut-on le reconquérir à partir d’un terrain dont plus personne ne veut ? Non ! Que faire ? Avec la gigantesque dette de notre Etat, on peut oublier toute politique industrielle volontariste. La BPI fait sûrement du bon travail, mais regardons les ordres de grandeur : le total de ses capitaux c’est 50 milliards d’euros, c’est deux ans de flux d’investissement étranger perdu, c’est 1,5 % des 3.000 milliards que pèsent les actifs de la sphère privée non financière. Par ailleurs, son capital étant composé d’actions apportées, chacun de ses investissements appelle en pratique un désinvestissement de même ampleur. L’outil a ses limites. Quand on ne peut pas faire de « politique industrielle », il n’y a qu’une solution : adopter une politique accueillante aux entreprises, beaucoup de pays l’ont fait avec succès. Encore faut-il comprendre ce qu’on ne fait pas bien par rapport à nos voisins. On nous reproche des impôts beaucoup trop élevés, une attitude antimondialisation, un droit du travail hypercomplexe et bien trop de bureaucratie. Il faut dire aux Français la vérité sur la situation réelle du pays, expliquer la nécessité de baisser drastiquement les coûts de l’Etat et les impôts des entreprises pour se remettre dans la moyenne mondiale. Un message fort au monde aurait été de faire entrer Didier Migaud et Pascal Lamy au gouvernement et de descendre l’impôt sur les sociétés à 20  % dès 2014. A force d’avoir joué avec les promesses, la confiance est voisine de zéro. Seuls les faits permettront de remonter la pente.

 

 

Voir l’article dans son contexte, sur le site des Échos

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