Archive | septembre, 2013

Le vrai coût des « prix bas », Article des Echos 12/09/2013

19 Sep

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Beaucoup se font les champions des prix bas, expliquant qu’ils sont les garants du pouvoir d’achat des consommateurs – c’est vrai pour ceux qui peinent financièrement. Pourtant, des différences considérables de durabilité et de performance s’observent entre des produits portant le même nom. Derrière les écarts de prix, on retrouve des écarts de coûts liés à des outils industriels, des procédés de production, des normes de qualité très différentes.

Polariser sur le prix bas restreint en fait le choix du consommateur. Pourquoi ne pas boire moins, mais du meilleur vin ? Un outil moins cher à l’achat dure en général moins longtemps. Une vieille tante me disait, forte de l’expérience de toute une vie, « je ne suis pas assez riche pour acheter bon marché ».

Tout fonder sur le prix peut aussi pénaliser le producteur en le cantonnant à l’entrée de gamme ; les consommateurs suisses, en privilégiant la qualité et en acceptant des prix plus élevés ont permis à leur industrie de conquérir le monde en se positionnant sur le haut du marché.

De causes à effets

C’est le coeur du sujet : l’achat est une prise de responsabilité qui entraîne une foule d’effets sur la société. Favorise-t-il des gens corrects, ou finance-t-il des tricheurs ? Quel est son effet sur son emploi et celui de son voisin ? Rappelons que c’est le consommateur, et non le PDG, qui délocalise en achetant des produits manufacturés à l’étranger ! Jusqu’où pressurer un producteur compétitif pour le bien du client, quand chacun de nous est en même temps producteur et consommateur ? Que veut dire pouvoir d’achat quand son emploi est fragile ?

Faut-il, dès lors, encourager les prix les plus bas ou plutôt ceux qui permettent durablement à chaque acteur de la filière de trouver son compte, d’être rentable et d’avoir les moyens de s’améliorer ? Les Français ont depuis trente ans une politique de « pouvoir » d’achat, en fait de prix bas. Les difficultés actuelles des producteurs en sont la conséquence naturelle.

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Vidéo

« L’économie n’est pas une idéologie ! »

18 Sep

Entretien entre le directeur de Politique Magazine, Hilaire de Crémiers et  Xavier Fontanet, le 10 janvier 2013

17 Sep

« le plus grand dérèglement de l’esprit consiste a voir les choses telles qu’on les veut et non telles qu’elles sont. »
Bossuet

Actionnariat salarié et stratégie

17 Sep

 

L’actionnariat salarié transforme complètement une entreprise. Parce que les collaborateurs se sentent chez eux, savent qu’ils peuvent rentrer au conseil.

La direction doit communiquer beaucoup plus, car elle est redevable de l’argent qu’on mis les collaborateurs dans l’entreprise.

C’est la réponse la plus intelligente à la crise que connaît le capitalisme actuellement.

Le Français et la mondialisation

17 Sep

 

Chaque pays est un nouveau challenge pour une entreprise. Car on y rencontre de nouveaux concurrents, de nouvelles demandes, de nouveaux problèmes non résolus.

Bref, de nouveaux moyens de s’améliorer !

Patrons, salaire et richesse réinvestie

17 Sep

 

Quand la richesse est réinvestie dans une entreprise concurrentielle, elle devient un service à la société.

On ne peut pas gérer un pays sans motiver ses entrepreneurs.

Entreprises et compétitivité

17 Sep

 

L’entreprise et l’entrepreneur sont méconnus dans un pays comme la France.

Dans cette période de concurrence mondiale acharnée, ils sont pourtant les piliers de la société.

La concurrence, c’est l’autre nom que l’on donne à la liberté

16 Sep

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Voir la vidéo de la convention sur le site de l’enseignement catholique

Pour voir la partie où j’interviens, voir la dernière vidéo de la liste sur la droite : une table ronde dédiée l’école dont le titre est  « De quelle école avons-nous besoin ?  »

Regarder à partir de 3:25

Le jour où…

16 Sep

Emission de Fabrice Lundy sur BFM Business – les décodeurs de l’éco – 4 septembre 2013

Le thème : Choc de simplification : peut-on enfin y croire ? a été débattu dans les décodeurs de l’éco par Fabrice Lundy et ses invités : Grégoire Sentilhes, Olivier Lecomte, Richard Attias, Xavier Fontanet.

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Cliquez ici pour voir la vidéo sur le Programme Replay de BFM TV

à partir de la minute 14:25

Le jour où un enfant de ministre socialiste dira à son père « Je suis obligé de partir à Londres, Singapour ou NY  pour développer ma boite » il rendra un grand service au pays.

L’entrepreneur, cet incompris – Article des Echos du jeudi 12 septembre 2013

16 Sep

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Vous n’avez sans doute pas prêté attention à un détail capital : aucun de nos hommes politiques ne parle d’entrepreneurs : ils parlent toujours d’entreprise. Tant qu’ils n’auront pas compris la vraie nature de l’entrepreneur et ses motivations profondes, le chômage continuera à grimper – même s’ils disent « on a tout fait » ou « on a tout essayé pour le faire régresser ». La seule question qui vaille est : qui crée l’emploi ? Au départ, c’est un entrepreneur qui a eu une idée, qui l’a mise en oeuvre et qui a réussi. L’idée d’un produit ou d’un service nouveau que, librement, les consommateurs achètent. Ensuite, c’est l’entrepreneur qui a traité avec des collaborateurs acceptant librement de travailler pour lui contre un salaire dû, que l’investissement réussisse ou pas.

La réalité est loin de la vision marxiste de l’entrepreneur, « preneur » de valeur à son client et à son employé ; si l’entrepreneur prend une chose, c’est bien le risque ! Une entreprise n’est pas non plus, comme le pensent beaucoup, un système qui aurait sa propre vie ; sans entrepreneur, elle est comme un train sans locomotive. Un authentique entrepreneur est créateur, animateur et meneur d’hommes. En un mot, il est un humaniste de terrain. Sa psychologie est très difficile à comprendre pour un homme politique (qu’il soit de gauche ou de droite), pour des raisons de formation et de parcours professionnel.

L’emploi ne sera en croissance que si les entrepreneurs peuvent développer leurs affaires. Cette croissance ne peut venir que du réinvestissement du profit ; si l’on veut que le chômage baisse, il faut encourager le profit et lutter contre toute forme de spoliation (ISF, fiscalité déraisonnable sur les dividendes et les plus-values). Un impôt déraisonnable, cassant l’investissement, est le pire ennemi de l’emploi. Gardons espoir, dans tous les pays, il s’est trouvé un jour des hommes d’Etat capables de faire confiance aux entrepreneurs et de leur donner, concrètement, les moyens de travailler.

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