Archive | juin, 2013
Citation

Acheter moins cher

10 Juin

« on risque de payer cher le fait d’acheter moins cher ».

Laurent Burelle

Vidéo

Convention de l’enseignement catholique le 1er et 2 juin 2013

9 Juin
Dans la séquence intitulée : « De quelle école avons-nous besoin », retrouvons l’intervention de Xavier Fontanet .

Convention de l’enseignement catholique, intervention de Xavier Fontanet

Citation

La liberté

7 Juin

l’amour excessif  de l’égalité fait renoncer à la liberté
Tocqueville

Les effets du gouvernement travailliste

6 Juin

« C’est le gouvernement travaillliste qui nous a apporté ces impôts records en temps de paix. Ils ont la maladie traditionnelle des socialistes : ils épuisent l’argent des autres. »

Thatcher

Nouveau modèle et vieux réflexes, article paru dans les Echos du 6 juin 2013

6 Juin

Autolib’ illustre parfaitement les transformations à l’oeuvre aujourd’hui : les voitures ne sont plus achetées mais louées le temps du trajet, le capital s’est déplacé du particulier à l’entreprise ; le maire est aussi client car Autolib’ se développe ville par ville, le parking devenant station-service ; un système informatique hypersophistiqué permet aux clients de localiser les voitures, de les réserver et de payer à partir de leur smartphone. Les carrosseries seront bientôt en plastique, l’électrique et la chimie vont se développer face au pétrole et à l’acier.

Destruction, reconstruction et progrès vont de pair et innervent toute l’économie. Cela entraîne des difficultés pour certains, mais permet de recréer de nouveaux modèles économiques plus efficaces et moins polluants. Pour que ces nouveaux métiers se développent, il faut laisser les anciens décroître rentablement, ne pas trop les taxer afin qu’ils dégagent les flux de liquidités dont ont besoin les filières en forte croissance.

Les partenaires sociaux, qui veulent ces évolutions en tant que consommateurs, doivent comprendre et faire comprendre que l’avantage acquis n’a pas de sens dans un monde libre et concurrentiel. Ils doivent aider à fluidifier l’emploi pour qu’il passe des anciennes filières aux nouvelles.

Face à ces nombreux changements, l’Etat doit admettre qu’il doit lui aussi se remettre en question, ne serait-ce que par solidarité avec la sphère privée ! La sphère publique, c’est entre autres du service et de la finance, domaines où internet permet de gigantesques progrès. La société sera invivable et injuste si on laisse coexister deux France : l’une qui se réinvente, prend sur elle toute la flexibilité ; et l’autre qui reste figée, ne baisse pas ses coûts et ne pense qu’à taxer. Que la sphère publique prenne exemple sur Autolib’, libère l’imagination de ses agents, s’inspire des meilleures pratiques des autres pays. En ces temps difficiles, c’est son devoir. Dans cette affaire, elle joue aussi sa légitimité et son honneur.

La concurrence peut aider l’école, article paru dans les Echos du 30 mai 2013

5 Juin
L’expérience des entreprises en tant qu’organisations pourrait être utile à l’Education nationale, même si cette dernière met en avant sa spécificité. Quand paraissent les classements au bac par département, ils font apparaître que les meilleures académies (Rennes, Nantes) sont celles où l’enseignement privé a la plus forte part de marché. Il s’ensuit évidemment les querelles que l’on connaît, car les commentateurs y voient la preuve que l’enseignement privé est plus efficace.

Il faut proposer une autre interprétation : c’est la concurrence qui, en fait, tire tout le monde vers le haut. L’enseignement public est excellent dès qu’il a une concurrence en face de lui.

C’est ce même danger du monopole qui justifie l’intervention des autorités de la concurrence dans les domaines où une entreprise a une position trop forte.

Allons plus loin : c’est la concurrence qui fera évoluer notre modèle d’enseignement. Le monde bouge trop vite, il est trop varié et trop complexe pour qu’une organisation centralisée de la taille de l’Education nationale puisse se gérer et faire les bons choix. Il est même dangereux pour notre société de laisser le monopole des programmes à une seule organisation qui, si elle se trompe, emmènera tout le monde dans le décor. Les parents doivent pouvoir choisir l’école de leur choix, et les ressources doivent aller à celles qui se remplissent naturellement. Les écoles doivent pouvoir faire leur programme : c’est par l’expérimentation, la prise de risque, la mesure des échecs et des succès que le système s’améliorera. C’est aussi une marque de confiance dans les enseignants qui sont des gens dévoués et créatifs : ils grandiront par cette nouvelle responsabilité qui leur sera donnée.

Le monde regorge d’expériences positives. Au minimum, expérimentons les systèmes concurrentiels dans une ou deux régions volontaires, et jugeons sur les faits dans vingt ans.

 

Les bonnes leçons de Xavier Fontanet, séminaire au Centre Français du Journalisme (CFJ) 2013

3 Juin

Entre janvier et mars 2013, durant quatre matinées de séminaire, la cinquantaine d’élèves de première année au CFJ s’est confrontée à un monde aussi méconnu que – parfois – méjugé : le patronat. Xavier Fontanet, ex-PDG d’Essilor (1996-2010) et professeur à HEC, leur a donné ses clés pour décrypter l’entrepreneuriat et la stratégie d’entreprise face à la mondialisation.

Fort de ses multiples casquettes – il est président du comité d’éthique du MEDEF, membre de la commission Attali pour la libération de la croissance française et auteur du succès de librairie Si on faisait confiance aux entrepreneurs (Editions Manitoba / Les Belles Lettres) – Xavier Fontanet se présente sans fard comme un défenseur assumé de la « mondialisation absolue », du libéralisme « pur et dur ».

« Je vais vous présenter la vie en entreprise, ce que j’appelle la vraie vie », a-t-il annoncé en guise d’introduction, devant des élèves au regard distancié, mieux habitués à couvrir les mouvements sociaux sur le terrain qu’à entendre l’éloge d’une « concurrence libre » comparée à « l’égalité des chances ».

Alternant ses récits d’expérience personnelle et les enseignements théoriques extraits de son cours sur iPad « Les 12 clés de la Stratégie », l’ancien PDG de l’un fleuron de l’industrie française a exposé ses points de vue, répondant sans tabou à toutes les questions.

Bien sûr, il s’agit de la vision d’un grand patron d’une société du CAC 40 « en pleine réussite, au moment où la France et les Français semblent, eux, sombrer définitivement dans la sinistrose », comme le rappelait un récent portrait paru dansLe nouvel économiste. Mais ses conférences, désormais bien rodées, aspirent à mieux faire comprendre l’économie concurrentielle aux hommes politiques, syndicalistes, journalistes et étudiants.

Lors de la dernière intervention de M. Fontanet au CFJ, les élèves ont proposé de reprendre le micro pour l’interviewer collectivement, jouant cette fois leur rôle de journalistes plus que d’apprentis entrepreneurs. Ils ont eu carte blanche, et le résultat fut à la hauteur des attentes : trois heures de débat animé, parfois accrocheur, ont nourri un échange rare et constructif entre deux mondes qui s’ignorent.

Laura MIRET et David de ARAUJO, (étudiants en 1ère année)