« J’étais un candidat naturel à l’expatriation. J’ai décidé de rester ». Xavier Fontanet dans un article du Monde du 4 février

15 Fév

Xavier Fontanet a été le maître d’œuvre du « miracle » Essilor, ce fabricant de verres optiques devenu leader mondial du secteur, qui bat record sur record en Bourse. A 64 ans, l’ex-PDG entame une nouvelle vie d’évangéliste de l’économie libérale, et vient de créer une fondation pour financer ses projets. Explications.

fontanet-lemonde

Photo : lemonde.fr

Quel est l’objectif de votre fondation ?

Le but est de mieux faire comprendre l’économie concurrentielle aux hommes politiques, syndicalistes, journalistes, étudiants, etc. Je suis effaré par la méconnaissance abyssale des mécanismes concurrentiels et économiques en France. Quand vous lisez les cours d’économie, tout est faux, nul, c’est de l’idéologie qui n’a aucun rapport avec la réalité. On porte Keynes au pinacle, on jette Bastiat et Hayek aux orties…

Et c’est une erreur ?

Bien sûr ! A mes yeux, la pensée de Keynes est l’abomination de la désolation. Cela a un peu marché, par hasard, mais causé d’énormes dégâts. Les hommes politiques y ont trouvé une justification à l’utilisation excessive de la dette publique. Voyez le résultat… Alors que Bastiat, un génie français dont la pensée nous serait infiniment utile, est à peine connu.

On va vous taxer d’ultra-libéralisme !

Collez-moi l’étiquette qui vous plaît. Mais ce que je dis sort de mon expérience. Cela marche vraiment. « N’ayez pas peur de la concurrence, je suis passé par là et cela m’a plutôt aidé à me développer », voilà le message. Et si des gens comme moi ne sont pas entendus, le pays décroîtra. La France risque de passer par des périodes terrifiantes. J’ai vu ce qui se passe quand un pays comme l’Argentine s’effondre. Je ne veux pas qu’il arrive la même chose à la France. Je suis persuadé que le pays peut repartir, si on présente aux Français une bonne stratégie. Il y a une énorme demande de débat, de réflexion.

Vous voulez évangéliser les Français ?

Oui. J’ai décidé de rester en France parce que j’ai envie d’expliquer l’économie. Sinon, j’étais un candidat naturel à l’expatriation. J’ai commencé par donner des conférences et faire des cours, notamment à HEC. Mon livre Si on faisait confiance aux entrepreneurs (Les Belles Lettres, 2010) en est à sa cinquième réédition. Je viens aussi de mettre au point un cours de stratégie en 12 chapitres disponible sur iPad, et je suis devenu chroniqueur aux Echos. Ma fondation va me permettre d’aller plus loin. Elle pourra financer certains séminaires, des bourses pour des étudiants, un prix…

 

Retrouvez cet article sur le site lemonde.fr

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